Historique du collège mekhitariste de Buenos Aires - Historia del colegio mekhitarista de Buenos Aires


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Mekhitarian College
Address : Virrey del Pino 2511, 1426 Buenos Aires - Argentine
Tel: 54 011 45523690; 45529678; 45543878
Fax: 54 011 45512698
e-mail
:info@mekhitarista.com

Le Père STEPAN FERAHIAN.
Fondateur du collège de Buenos Aires. L'abbé Mékhithar de Sébastia envoyait ses prêtres au monde. Ils devaient avoir des attributs très définis: une personnalité charismatique, capable de conquérir le cœur d'une communauté, une volonté de fer capable de surmonter les obstacles, une application au travail hors normes.
Leur mission était de s'insérer dans une communauté, à une culture et des coutumes très différentes aux siennes, de créer les recours pour acheter un immeuble destiné à l'école, et commencer á la faire fonctionner.
le Révérend Père Stépan Ferahian accomplit toutes ces conditions. Ceux qu'ils l'ont connu sont témoins.
Conformément aux préceptes de l’Abbé Mekhitar : servir et illuminer le peuple arménien, servir la culture arménienne et la gloire de Dieu, connaître les propres qualités, gagner de la confiance en soi et les moyens pour faire des liaisons avec le monde pour laisser en héritage aux nouvelles générations.
 Le Père Stépan naquit á la fin du XIX ème siècle à Ankara au sein d'une famille catholique. Il survécut le génocide et enfant encore il entra au couvent de Venise en étant ordonné comme prêtre à l'âge de 22 ans.
 Il étudia sciences naturelles et devint érudit dans l'analyse et classification botanique selon Karl Lynée.
Il adopta et transmit à ses élèves la profonde valorisation de la foi, de la culture et de l'identité arménienne.
En 1950 il arriva en Argentine en commençant le travail qui aboutit à la création du Collège Mekhitarian de Buenos Aires en 1956.
Ce furent des années de luttes et d'espoirs. Frappant des portes, cherchant de l'aide, convaincant les parents d'inscrire ses enfants chez les Mekhitaristes, en attendant au couloirs des ministères, en faisant connaissance avec les personnes de la culture argentine: des écrivains, professeurs, poètes, jusque qu'il arriva à atteindre son but.
Dans sa valise il y avait peu de choses, sa carte d'identité, la lettre de Napoléon, et deux siècles et demi de l'histoire de la congrégation.
 60 ans après il reste vivant pour ses élèves et lui. Ses yeux et son âme s'illuminent chaque fois qu'il voit une génération qui termine le collège.
Cet ancien élève :
Edgardo Kevorkian raconte : C'était 1959. On m'avait inscrit récemment au collège. Mes compagnons me demandaient si je connaissais Padre Esteban. Quand finalement je le vis , son regard fut la carte de présentation. Au moment où nos yeux se rencontrèrent je me demandai: quelle sorte d'homme est-il? Qu’attend de nous? Ceux qu'ils l'ont connu savent que son regard produisait un coup. c'était le regard de quelqu'un de décidé, une personne dévoué à son œuvre, quelqu'un qu'on ne peut soumettre aux offres d'une vie facile. Quelqu'un qui te demande: qui es-tu? Quelle est ta valeur?
Il représentait complètement sa vocation.
 Discipliné à l'extrême je me demande maintenant s'il a réellement existé. Il s'enjouait de notre progrès, en nous soutenant toujours. Au collège, tout au long des classes et des années, j'avais trouvé le mystère fascinant de la personnalité et du caractère de cet homme.
Sa pédagogie se montrait au moyen des mots, mais aussi au moyen des regards et des silences.
Pour lui le repos était faire des projets plein d'enthousiasme.
Manger près de lui c'était participer á une cérémonie entouré d'un silence respectueux en face de Dieu à qui on remerciait la nourriture.
 Son honnêteté était inébranlable, face à lui-même, face à la vie, face à Dieu.
Il cherchait chacun de nous, ses élèves, pour nous enseigner ce que nous savions pas. , ce que nous pourrait être utile dans notre vie, il voulait nous montrer notre rôle sur la planète.
Ils nous interrogeait : savez-vous ce qui signifie "vivre avec"? Je l'entends encore...
Quand nous lui demandâmes comment avait-il réussi à obtenir les énormes donations pour réaliser son œuvre, il nous répondit: tous les hommes ont dans leur cœur un lieu de bonté. Moi je le cherche et je prends d'eux le meilleur, mais je ne le fais pas pour moi mais pour les autres.
 60 ans sont déjà passés ..chaque fois que j'ai un doute, je pense á lui en désirant lui demander un conseil, une solution.
 Je sais que lui, avec le même regard inflexible et ses mots justes, me dira le bon chemin, le plus dur mais le plus sûr. La route où tu marches en confiance sans te perdre puisque c'est Dieu qu'il te l'a préparé.

LE PÈRE KÉVORK BALIAN (PADRE JORGE)
En 1966 le collège a déjà dix ans.
 Le Père Ferahian et le Père Khatchadourian ont besoin d'aide. A ses 28 ans arrive le Père Balian. Il est haut, maigre, â la barbe noire comme ses grosses lunettes et son habit à la ceinture de cuir. On savait pas qu'il resterait bcp chez nous, qu'il serait le futur directeur du Collège, et finalement Abbé de la Congrégation.
Il restera aussi en Arménie, dans un lointain village perdu au fond des montagnes appelé Tashin, pour aider les enfants qui habitent là. Jeune encore, il mourut à ses soixante ans, on dit à conséquence d'une maladie produite par les mauvaises conditions climatiques de l'Arménie. (Moi je l'ai bien connu puisque mes enfants étaient au collège.)
Son principale caractéristique fut son caractère affectueux. Il était plein de bonté et d'innocence, il avait du sens d'humour, il aimait les blagues. Il se rapprochait à tous, il pouvait pas voir de la méchanceté en personne.
En 1997 il envoya une lettre émouvante aux élèves qu'il avait vu grandir pendant ses 10 ans de résidence â Buenos Aires. Il retourna plus..
 
LE PÈRE YEGHISHÉ
Il arrive en 1974 pour remplacer le Père Balian comme directeur du Collège. Adriana Soubaralian, directrice de la section arménienne témoigne: "accoutumés au carisma du Père Kévork (Jorge), nous nous trouvâmes face à un homme aimable, respectueux, mais aussi distant, un peu sobre de mots, sévère, et plus formel.
Peu à peu nous nous sommes rendu compte que cette personnalité presque opposé à celle du P. Balian portait une vision extraordinaire, une volonté dynamique, et une grande capacité d'organisation.
Père Yeghishé convoque la jeune Adriana pour diriger le niveau de 5 ans á la maternelle. Elle étudiait économie mais Père Yeghishé l'encourage a faire la carrière pédagogique, et une fois qu'elle la finit, encore encouragée par lui, elle se consacre á la modernisation de l'enseignement de l'arménien à l'école.
 En 2006, déjà retourné à Venise, le Père Balian envoye une lettre au collège de Buenos Aires à l'occasion de cinquantième anniversaire de sa fondation. Parmi des autres concepts pleins d'affection, il écrit: "chers étudiants de la communauté de Venise reine de l'Adriatique, aujourd'hui vous êtes réunis dans un salon ou se pressent les âmes des prêtre et des bienfaiteurs, salon qui est le fruit de l'esprit et du coeur, je vous salue tous avec un esprit enthousiaste et un coeur plein de joie comme celui d'un père devant ses dignes enfants....la plus grande satisfaction pour nous enseignants, est de sentir l'amour palpiter dans leur poitrine, c'est de percevoir la confiance et une grande foi, ainsi que le travail en faveur de l'engagement vers l'institution....nous, vous, nous sommes tous une étincelle de ce foyer, et il est nécessaire que nous transmettons cette flamme de main en main, de génération en génération jusqu'à qu'elle soit transférée vers la patrie renaissante au pied du mont Ararat.

 LE PÈRE MESROB.
 À la fin des années '80, deux jeunes prêtres - Sarkis Boghadjian et Mésrob Soulahian- viennent en Argentine afin de collaborer avec qui était alors directeur de l'école. Mésrob était un jeune homme doté d'une personnalité épanouie, d'un profond sentiment d'arménité, et d'une connaissance de la nouvelle technologie. Avec sa personnalité agité et des idées innovantes,, une nouvelle ère commence au Collège. Sous sa direction nous on entre dans l'ère des pages web et de l'Internet. Une salle équipée d'ordinateurs est ouverte au deuxième étage pour le lycée, et ont été installés une télé et des vidéos dans toutes les salles de classe. Sous sa direction ont été initiés et institutionnalisés les voyages des diplomés à l'Arménie et au sièges Mékhitaristes de Venise et de la France. Le temps est passé et la Congrégation lui a délégué des nouvelles responsabilités que l'ont forcé de s'absenter de plus en plus fréquemment de l'Argentine. Très occupé, ses visites sont courtes mais on sait que dans les moments plus importants il sera toujours présent.

HISTOIRE DU COLLÈGE.
Les premières années.
Au cours de la très chaude été du 1956 le père Stépan Férahian s'apprêtait à ouvrir l'école au mois du mars, le début de l'année scolaire en Argentine. Mais cette année-là s'est déclarée une épidémie de polio qui fut contrôlée après d'avoir provoqué des nombreuses victimes.
Finalement l'école est inaugurée le 22 mai. Elle est installée dans un petit hotel situé dans l' élégant quartier résidentiel appelée Belgrano R, sur la rue Virrey del Pino nro 3011. Le bâtiment fut offert par trois familles bienfaitrices: Diarbékirian, Chirinian et Eurnékian.
Au début les salons de la luxueuse maison furent utilisés pour l'école maternelle et quatre degrés du primaire.
 Á côté de la cuisine ont avait installé une salle à manger, "oriort" Mary, était la responsable des repas, sœur du Père Stépan, une noble personne entièrement dédiée au service de l'école. Les convives se distribuaient par classes. À la tête de la table se trouvait Père Stépan avec une cloche qu'il faisait sonner énergiquement lorsque l'agitation montait, mais doucement pour autoriser les conversations.
Chaque année on y ajoutait une autre classe.
En 1958 le primaire fut complété. Mais on avait besoin des nouvelles classes pour recevoir ceux qui commençaient le lycée. L'option fut d'installer deux salles de classe préfabriqués en bois sur le côté gauche du jardin. Une trentaine des pupitres s'installèrent dans ces salles précaires. Avec le temps des nouvelles reformes viendraient, mais ces salles restent dans la mémoire de ceux qui les utilisèrent. La propriété s'appelait " Le Chaîne". Il y avait un énorme chaîne au milieu du jardin. Après plusieurs années à cause des importantes constructions agrégées dans le jardin, le chaîne ne put pas survivre et sa perte fut pénible pour tous.

Père Yeghishé convoque la jeune Adriana pour diriger le niveau de 5 ans á la maternelle. Elle étudiait économie mais Père Yeghishé l'encourage a faire la carrière pédagogique, et une fois qu'elle la finit, encore encouragée par lui, elle se consacre á la modernisation de l'enseignement de l'arménien à l'école.
En 2006, déjà retourné à Venise, le Père Balian envoie une lettre au collège de Buenos Aires à l'occasion de cinquantième anniversaire de sa fondation. Parmi des autres concepts pleins d'affection, il écrit: "chers étudiants de la communauté de Venise reine de l'Adriatique, aujourd'hui vous êtes réunis dans un salon ou se pressent les âmes des prêtre et des bienfaiteurs, salon qui est le fruit de l'esprit et du cœur, je vous salue tous avec un esprit enthousiaste et un cœur plein de joie comme celui d'un père devant ses dignes enfants....la plus grande satisfaction pour nous enseignants, est de sentir l'amour palpiter dans leur poitrine, c'est de percevoir la confiance et une grande foi, ainsi que le travail en faveur de l'engagement vers l'institution....nous, vous, nous sommes tous une étincelle de ce foyer, et il est nécessaire que nous transmettons cette flamme de main en main, de génération en génération jusqu'à qu'elle soit transférée vers la patrie renaissante au pied du mont Ararat."

Père Balian: 1938-1998. (Je crois que les dates sont un peu confuses.) Le Père Ferahian, fondateur du Collège de Buenos Aires, s'est entouré d'un groupe idoine de collaborateurs. Le premier sur la liste était Khatchadour Vertanessian. Au caractère jovial, la barbe rouge, et le visage plein des taches de rousseur, il peignait ses rares cheveux clairs en les tournant sur une côté pour cacher une calvitie naissante. Il fut administrateur et maire d'une école qu'à ce moment dépassa les attentes de croissance.

Père Khatchadour enseigna histoire avec un enthousiasme singulier, et il fut aussi un soutien important pour le groupe Scout San Vartan. Tout le monde se souvient des phrases qu'il utilisait chaque foi qu'un élève se présentait pour réciter la leçon sans l'avoir suffisamment étudié: " indzi lolo mi gartar", "ttoumi vadjaragan", "badén ingav mérav"... Il portait une soutane d'un épais tissu noir, des chaussures au cordons de la même couleur, un trousseau de clés à la ceinture, et un sifflet d'arbitre à la main gauche.

Hayr Khatchadour partageait les récréations avec les élèves et les enseignants jusque 16.30, lorsque on baissait les drapeaux en chantant "Hayréni Yerguir". L'agitation des étudiants était souvent assourdissante et il n'y avait aucun moyen de les faire taire. Mais oui...il y avait un moyen: comme par magie et en quelques instants le silence revenait car Père Stépan (Esteban pour les locaux)avec son regard levé vers l'infini apparait au balcon..!

Par Hermine Kozanlean Buenos Aires

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